Catégorie: Interview

Venez créer en Pévèle !

 

Attirer des créateurs d’entreprises en Pévèle, favoriser le développement économique local, c’était un des principaux objectifs de l’association du Pays Pévélois, présente au Salon Créer l’an dernier.

La communauté de communes Pévèle-Carembault a repris le flambeau pour l’édition 2014 du Salon Créer.

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Pendant trois jours, à Lille Grand Palais, avec J’aime la Pévèle comme invitée au stand, ce fut donc opération séduction de la part de la toute nouvelle entité qui regroupe désormais 38 communes et 93000 habitants.

Sébastien Deviers, chef du service économique à la CCPC

S. Deviers, chef du service éco à la CCPC

La nouvelle équipe économique agrandie de la communauté de communes, menée par Sébastien Deviers (ci-contre), sous la houlette de Bernard Cortequisse, a rondement mené cette deuxième édition.

Eh oui, nous avons « la Pévèle dans la peau », expression reprise sous forme de décalcomanie à se coller sur la main.

La Pévèle est un terreau idéal pour créer et développer son entreprise.

Il suffit d’écouter les témoignages des entrepreneurs du territoire, comme Laurent Guibon (Avenir Pro Clim à Avelin) ou François Lesage (Boucheries Lesage à Chemy), ainsi que Sophie Pagan-Sedjaï, présidente du Pévèle Business Club, pour s’en convaincre. 

De gauche à droite : L. Guibon, F. Lesage, S. Pagan-Sedjaï et S. Deviers

De gauche à droite : L. Guibon, F. Lesage, S. Pagan-Sedjaï et S. Deviers

Pour les uns comme pour les autres, la Pévèle et ses alentours, c’est d’abord un cadre de vie apaisé et harmonieux, au cœur d’un tissu économique exceptionnel et à proximité de tous les nœuds de communication. Et on trouve des solutions à tout, y compris au manque d’offre de transport dans le territoire : François Lesage a même créé une ligne de covoiturage il y a deux et c’est un succès, car l’entreprise est passée de zéro à 30 % de covoitureurs pour les trajets domicile-travail.

La Pévèle, un moyen de se démarquer

Un argument supplémentaire vient de Fanny Boy, présidente-fondatrice de Partenaire Mission, une entreprise de portage salarial basée à Mérignies : se distinguer des autres. « Je me démarque des sociétés implantées à Lille, explique-t-elle. Je développe un service de proximité, avec une approche beaucoup plus humaine. ». Après 17 ans comme chef de projet dans la formation hospitalière, cette Pévéloise a sauté le pas en janvier 2014 en créant sa société de portage salarial, qui fait entrer en contact deux tenants du monde du travail : les offreurs de travail et les entreprises.pmission

Le cœur de cible de Partenaire Mission ? Les cadres séniors en recherche de poste, et les entreprises en recherche de ressources humaines sans subir les contraintes de l’embauche. L’arrivée d’une personne peut cependant déboucher sur un CDI.

Fanny développe avec passion son activité naissante, et entend bien élargir sa palette en obtenant le titre d’organisme de formation.

Et pourquoi la Pévèle ? Parce que « je m’y sens bien » conclue-t-elle en souriant.

Espérons qu’ils seront nombreux à suivre les pas de tous ceux qui se sont lancés dans la Pévèle !

Photos : Gilbert de Focus Pévèle pour J’aime la Pévèle

Du soleil hawaïen au cœur de la Pévèle

Dans la Pévèle, on chante, on danse, on rit… et on se relaxe !

 

J’aime la Pévèle a rencontré Christelle Gadron, habitante de Mouchin, qui a fondé une troupe de théâtre avant de changer d’activité.

Illustration Christelle Gadron

Christelle, vous êtes passée du théâtre à la relaxation. Racontez-nous d’abord comment est née « Delirium Très Gros », votre troupe de théâtre.

En 2001, j’ai fait partie d’un groupe de mamans de l’école publique de Mouchin qui réclamait l’ouverture d’une quatrième classe. Nous avions décidé de revendiquer cette ouverture avec humour mais ténacité : occupation de l’école pendant un mois avec des animations, déplacement au rectorat coiffées de bonnets d’ânes etc. Résultat : la classe a ouvert et nous nous étions tant passionnées pour la cause que nous avons décidé de continuer sur notre lancée artistique en montant une pièce de théâtre, « Une quatrième classe sinon rien ». Puis l’année suivante, nous avons fondé l’association « Delirium Très Gros ».

Vous avez beaucoup écrit et mis en scène…

Oui, nous avons écrit et mis en scène plusieurs pièces. Pour écrire, je pense qu’il faut laisser faire l’imagination. Si l’histoire se tient, on peut broder autour, ajouter de l’absurde etc. Cela tranche avec mon côté très carré [Christelle est professeur de sciences physiques ndlr]. Le théâtre est authentique, dans les émotions. On chante, on danse… Nous avons également fait pas mal de spectacles d’improvisation.

Il y a trois ans, vous décidez de devenir relaxologue. Pourquoi ce choix ?

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Après 13 ans à plein temps comme mère de famille au milieu de mes 4 filles, je voulais reprendre une activité professionnelle. L’enseignement ne m’attirait plus. Trop de stress. Le choix s’est fait de lui-même.

« Sans » hasard, en vacances dans les Alpes du Sud, je suis tombée dans un endroit où allait se mettre en place du massage bien-être. J’ai alors pris contact avec le directeur et  suivi ma formation. J’y ai travaillé durant trois saisons. Puis en octobre 2010, une nouvelle formation: la « méditation pleine conscience ». Il s’agit d’une méthode très sérieuse, mise au point par Jon Kabat-Zin, et qui a commencé à la fin des années 70 dans des cliniques de gestion du stress aux Etats-Unis, puis en Europe. L’hôpital Sainte-Anne à Paris l’utilise pour soigner la dépression.

Après avoir monté ma société en tant qu’auto-entrepreneur, j’ai commencé en 2011 à donner des cours à l’Association des paralysés de France (APF – www.apf.asso.fr). Jemaîtrise différentes méthodes : la relaxation consciente, l’écoute bienveillante et surtout, la relaxation par le toucher, méthode hawaïenne, à l’huile, appelée lomi lomi, Le lomi lomi vise à rétablir l’harmonie entre le corps, l’esprit et la dimension spirituelle. Il favorise notamment la détente musculaire et la circulation sanguine.

Cette année, je me consacre au lancement de mes activités dans la région, laissant un moment le théâtre de côté.

Savoir se relaxer, c’est à la portée de chacun ?

Bien sûr. La relaxation, c’est le sport du cerveau. Savoir lâcher prise est d’ailleurs de moins en moins évident dans un contexte de fort stress au travail, c’est pour ça que j’essaie d’être au maximum à l’écoute. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en tant que relaxologue, je suis dans l’observation de ce qui est, pas dans le jugement ni un quelconque diagnostic médical, évidemment. Mon but, c’est de proposer une méthode que je pratique moi-même régulièrement, qui a changé ma vie et que je sais efficace. Par les pratiques d’exercices réguliers, au rythme de chacun, dans la bienveillance et l’écoute de soi, la détente apparaît et s’installe. Notre corps et notre esprit s’apaisent.

Illustration C. Gadron 2
Atelier hebdomadaire en Relaxation Consciente, le lundi de 11H à 12h30, 33 place Lisfranc Croisé Laroche à Marcq en Baroeul, participation : 20 €

Infos : christelle.gadron@inspiration-lomi.fr 06 75 78 70 82 www.inspiration-lomi.fr

Idées cadeaux : offrir une séance de relaxation hawaïenne « lomi lomi » pour bien commencer 2014 !

Naturya, le spectacle reviendra encore plus fort !

 

Un travail extraordinaire, des dizaines d’artistes en répétition pour le spectacle Naturya à Mérignies, 14 000 visiteurs attendus…

Les Ecos Artistiques devaient être la manifestation majeure de la rentrée en Pévèle le week-end des 4 et 5 octobre 2013. Malheureusement, une série d’événements a contraint les organisateurs à reporter ce projet phare.

Axel Montel, directeur artistique, nous explique sa décision de reporter la date du spectacle, qui n’est en aucun cas abandonné. Montel

 

Axel, quelles sont les causes de ce report ?

« Tout d’abord, nous avons subi un coup dur lorsque, un mois et demi avant la manifestation, la banque dont nous étions partenaire s’est brutalement désistée.

La surprise a été d’autant plus grande qu’il avait été convenu que le prêt pour le projet des Ecos artistiques serait octroyé en échange d’une importante visibilité de la banque sur nos supports. 15 000 affichettes marquées de son logo avaient d’ores et déjà été distribuées par des femmes fleurs lors de la dernière foire commerciale de Lille et à l’occasion des 120 ans de l’Institut de Genech.

Cette attitude qui illustre le manque de soutien aux entrepreneurs, ce manque d’implication dans un projet dont l’objectif est de promouvoir les atouts économiques de la Pévèle, un territoire en plein essor.

Ensuite, il y a eu d’autres raisons. Nous avons eu beaucoup de retard de partenaires ou d’exposants dans les versements d’acomptes ou de soldes, ce qui a fragilisé la trésorerie nécessaire au paiement des acomptes des principaux prestataires (technique son, lumière vidéo et bien entendu la scène).

Pourtant, cette manifestation contribue au rayonnement de notre territoire, non ?

Bien sûr ! Cela démontre que la Pévèle a les capacités d’accueillir des spectacles de grande envergure dans le respect de l’environnement. La Pévèle sera forcément gagnante, surtout lorsqu’on sait que des personnes ont réservé des bus en provenance des quatre coins de la France (Bretagne, Alsace…).

Il est important de rappeler au public mais également à ceux qui voudront venir soutenir cet événement, que c’est avant tout une comédie musicale florale unique au monde qui est offerte au public. Je suis heureux de pouvoir permettre à des familles ne pouvant pas s’offrir une place à 60 voire 80 € de venir assister à un tel spectacle.

affiche-REPORT

Quelles ont été les réactions de votre entourage, des partenaires etc ?

A ma grande surprise, j’ai reçu un soutien exceptionnel d’acteurs du territoire, de personnes diverses qui apprécient ma volonté de créer un événement original.

J’ai été également très touché de l’attitude des partenaires et exposants : personne n’a souhaité se désengager… Mieux, nous avons déjà 17 exposants supplémentaires depuis l’annonce du report de la date !

Cela prouve sans doute que le contenu reste pertinent mais aussi que les animations et la philosophie que je souhaite voir dans cet événement reste porteur de sens et de valeurs.

Que retenez-vous de cette épreuve ?

Ce que je regrette à ce jour, c’est le manque de soutien de la région, du département, de la DRAC qui n’ont porté aucun intérêt à cette comédie musicale florale qui attire déjà des producteurs de Mulhouse, d’Angers mais aussi de Russie et du Maroc. Je regrette également le manque d’implication de certaines entreprises qui pourtant mettent en avant dans leur communication le développement durable ou les économies d’énergie.

Mais ce report a forcément une part de positif. J’en retiens que rien n’est jamais facile, mais que dès lors ou la sincérité, le professionnalisme et la transparence sont de mise, alors les choses sont réalisables. Après 2 ans et demi de préparation et la gestion morale de ce report, je me dis que j’ai eu raison de me battre car c’est aussi une grande équipe que je porte et que je défends.

Un message à faire passer ?

Merci pour les nombreux messages de soutiens très touchants ne font qu’augmenter ma motivation pour offrir au public ce grand rendez-vous des Ecos artistiques !

J’espère que d’autres partenaires et soutiens viendront se greffer à ce projet pour démontrer que nous pouvons devenir acteurs et non plus simples spectateurs. »

 

J’aime la Pévèle demeure évidemment partenaire des Ecos Artistiques et vous communiquera, dès que possible, la date du spectacle !

Mons-en-Pévèle : laissez-vous guider par Françoise !

 

La Pévèle, on peut dire qu’elle l’aime.

Et comme l’amour, ça se partage, Françoise Gomès entend bien faire profiter tous ceux qui le veulent de sa belle terre de Mons-en-Pévèle.

Avides de découvrir plus avant les villages pévélois, nous l’avons donc suivie à Mons, par une belle après-midi de juillet*.  Une balade culturelle et historique mais avec un supplément d’âme, assurément ! Car elle le dit elle-même : Françoise n’est pas un guide traditionnel, « c’est la passion qui [la] guide ». Une passion communicative.

Françoise Gomès (en vert, au centre) entourée de touristes heureux de découvrir le territoire
Françoise, vous habitez Mons-en-Pévèle et faites partie de ces citoyens passionnés par leur territoire. Pouvez-vous nous décrire votre parcours en quelques mots ?

Pévéloise de cœur, dès mon installation à Mons, j’ai été séduite par le territoire qui rappelle par certains côtés le Périgord, mon berceau familial.
Très vite, je me suis investie dans différentes actions de bénévolat. En 2010, j’ai été élue présidente du  syndicat d’initiative local. Cette période de trois ans, très riche, a été l’occasion de rencontrer les différents acteurs du tourisme de la région. Grâce à mes voyages, je connaissais déjà le travail des agents des offices de tourisme, et c’est donc naturellement que j’ai endossé mon rôle de greeter.

Comment êtes-vous devenue « greeter », ces habitants qui organisent de façon bénévole des visites de leur lieu de résidence ?

Après un entretien assez poussé en 2011 avec le comité départemental du tourisme Nord, j’ai eu le bonheur d’être sélectionnée pour représenter la Pévèle. Passionnée par l’Histoire locale, très investie dans la protection de l’environnement, j’œuvre au travers de mes randonnées à faire passer un message de respect.

Qu’est-ce qui distingue un greeter d’un guide traditionnel ?

Le greeter [qui signifie « hôte » en anglais NDLR] n’est ni une personne affiliée à une institution ni un guide professionnel ayant fait des études spécifiques et travaillant sur un thème donné.
Le rôle de greeter est un peu différent. Lorsque j’effectue mes balades, je suis à la disposition du touriste et je propose un circuit en m’adaptant aux demandes des visiteurs. Cette souplesse correspond à mon caractère indépendant.

J’aime la Pévèle vous pose sa fameuse question : et vous, pourquoi aimez-vous la Pévèle ?

Sans doute pour sa verdure, son authenticité, son Histoire très riche, sa forte connotation rurale ainsi que ses paysages préservés. Même si le territoire tend à partir vers la grande métropole.
On y rencontre aussi des personnes « authentiques ». Pour encore longtemps, je l’espère.
J’ai baigné dans la culture périgourdine, ma grand-mère, née dans un tout petit village près de Périgueux, me parlait des sentiers, de ses galopades dans les près, des fermiers. Sans doute, une part de mon enfance revient au travers de mes sorties. Bon, en Dordogne, les coteaux sont nombreux mais il n’en reste pas moins que le mont Pévèle (Pabula en latin, qui veut dire pâturage) culmine à 107 m tout de même !
 

Pour  connaître les dates des prochaines balades :

Plus d’infos dans la Voix du Nord (édition Seclin) où Françoise tient régulièrement la plume, la page facebook de PEVEL’NEWS https://www.facebook.com/syndicatdinitiative.mep et :
– Office de tourisme du Pays de Pévèle www.tourisme-paysdepevele.fr
– Office de tourisme de Seclin www.seclin-tourisme.com
– Le Pays Pévélois. http://Payspevelois.hautetfort.com
– Et désormais la page facebook de J’aime la Pévèle https://www.facebook.com/JaimeLaPevele et le site http://jaimelapevele.fr

* Retrouvez les photos de la balade ici